L'envie d'aider les autres à écrire vient d'une expérience réalisée alors que j'avais 23 ans. Un journaliste fatigué d'écrire a souhaité confier à "un nègre" la rédaction d'un bouquin de commande. Grâce à cette "coïncidence", la découverte de ce continent perdu qu'est l'écriture est venu accoster la partie "sauvage" de mon monde intérieur dans un "abordage" de vieux pirate.
Mais tout d'abord, il faut être bien convaincu qu'il existe dans la "lettre" une étincelle de vie qu'on peut nommer "Esprit". Farfadet ou korrigan, il occupe l'espace qui s'étend de la tête de l'écrivain à la boussole du lecteur. Il va et vient, il tricote un ensemble de ressentis qu'on appelle romans, récits, essais. Ce ludion tisse un lien impalpable et solide entre deux êtres physiquement distants mais réellement proches en esprit.
Mais tout d'abord, il faut être bien convaincu qu'il existe dans la "lettre" une étincelle de vie qu'on peut nommer "Esprit". Farfadet ou korrigan, il occupe l'espace qui s'étend de la tête de l'écrivain à la boussole du lecteur. Il va et vient, il tricote un ensemble de ressentis qu'on appelle romans, récits, essais. Ce ludion tisse un lien impalpable et solide entre deux êtres physiquement distants mais réellement proches en esprit.
C'est ainsi que le lien entre l'auteur et son lecteur devient indestructible. Ceux qui n'ont jamais fait cette expérience irrationnelle peuvent se lever et partir à la plage. Nous restons entre nous : "ceux qui savent". La lecture comme l'écriture sont initiatrices. Et cette initiation découle d'une expérience non partageable avec ceux qui ne la perçoivent pas.

